Catastrophes
Jeux
Activités
pédagogiques

Téléchargement
Donnez votre avis
Aide
Dictionnaire
Liens
Ouvrages de
référence
La sécurité civile La trousse d'urgence Les catastrophes naturelles


Les inondations

L'inondation est le sinistre naturel le plus fréquent au Québec. C'est pas étonnant, puisque le Québec compte environ 130 000 cours d'eau et plus d'un million de lacs!

Une inondation se produit lorsque le niveau de l'eau d'un cours d'eau monte. C'est ce que l'on nomme les « crues ».

Il existe quatre grands types de crues :

  1. crues pluviales
  2. crues nivales
  3. crues pluvio-nivales
  4. crues d'embâcles
1. Crues pluviales
Les crues pluviales se produisent lors de pluies abondantes et prolongées, généralement en été et en automne. Le sol devient alors saturé par l'eau et ne peut plus en absorber davantage. La pluie ruisselle vers les cours d'eau et les gonfle rapidement. C'est ce qu'on appelle des crues subites.
2.

Crues nivales
Les crues nivales sont causées par la fonte des neiges : elles se produisent donc généralement au printemps. L'importance des inondations variera en fonction de plusieurs critères, dont la quantité de neige, l'état de la neige (la neige plus compacte fond moins rapidement), la température de l'air, etc.

Le sol a lui aussi son importance : s'il est gelé, il n'absorbera pas beaucoup d'eau, alors que s'il est dégelé, son absorption sera plus grande.

3. Crues pluvio-nivales
Il s'agit d'une combinaison de pluie et de fonte des neiges. Ces crues surviennent autant en automne, en hiver qu'au printemps.
4. Crues d'embâcles
Ces crues sont causées par le gel ou le dégel qui causent une hausse rapide des eaux en amont d'un cours d'eau. Des morceaux de glace couvrant la rivière se détachent et suivent le courant. Il arrive parfois que ces morceaux soient arrêtés par des obstacles : piliers de pont, arbres, rochers, couverts de glace plus épais, etc. Il se forme alors un bouchon qui empêche la circulation libre de l'eau. Les crues d'embâcles se produisent en hiver et au printemps.

Deux cours d'eau soumis aux mêmes conditions peuvent avoir un comportement tout à fait différent selon divers critères physiques et géographiques. Parmi ceux-ci on trouve :

  1. L'élévation
    Les températures sont plus fraîches en hauteur; le couvert de glace peut donc fondre plus tard sur cette rivière que sur une autre qui est moins haute.

  2. La pente
    Plus une rivière est en pente, plus l'inondation se produira rapidement.

  3. L'orientation
    L'ensoleillement peut faire changer rapidement la température de l'eau. Dans le cas d'un cours d'eau qui coule du nord au sud, comme les rivières Manicouagan, des Outaouais, Saint-Maurice, Saguenay, c'est la glace située à l'embouchure qui fondra en premier. L'eau peut donc circuler librement, ce qui réduit les risques d'inondation.

    Par contre, dans le cas d'un cours d'eau qui coule du sud au nord, comme les rivières Richelieu, Yamaska, Saint-François ou Chaudière, c'est l'amont de la rivière qui se libèrera en premier. Des morceaux de glace risquent donc de rester prisonniers sur le couvert de glace de l'embouchure, qui n'est pas encore dégelée.

  4. La couverture végétale
    Les arbres et autres plantes qui poussent dans une région retardent le ruissellement de l'eau. Une rivière qui n'est pas bordée d'arbres ou d'autre végétation se gonflera donc plus rapidement qu'une autre située en pleine forêt. De plus, le couvert végétal a une grande absorption, ce qui réduit la quantité d'eau de ruissellement lors de pluies abondantes.

  5. Les lacs et les milieux humides
    Les lacs et les milieux humides (marais ou autres) emmagasinent l'eau de ruissellement, ce qui réduit les risques d'inondation en diminuant le débit des crues.

  6. La géologie
    Les sols poreux favorisent l'écoulement souterrain des eaux, ce qui réduit les risques d'inondation.

Comment prévoir les inondations?

Le ministère de la Sécurité publique utilise une panoplie de données pour aider à prévoir le débordement des rivières au Québec.

Tout d'abord, on utilise des données météorologiques, telles les prévisions de précipitations. Ces données proviennent de stations météo et de radars qui émettent des informations 24 heures sur 24. On tient également compte de la température, de la direction et de la vitesse des vents, des précipitations tombées et de l'humidité de l'air.

Ensuite, on utilise des données hydrométriques, c'est-à-dire des mesures de niveau d'eau et de débit des rivières. Ces données sont fournies par les municipalités traversées par un cours d'eau et par Hydro-Québec, qui mesure le niveau d'eau de ses réservoirs.

Les prévisions de la fonte des neiges et du ruissellement printanier sont aussi utiles, car elles permettent d'estimer la quantité d'eau supplémentaire que recevront les rivières. Ces données sont obtenues à partir de modèles mathématiques basés sur des données météorologiques (température, ruissellement, etc.) et des informations sur le couvert de neige.

En hiver et au printemps, on utilise aussi les données des municipalités et de la Garde côtière canadienne sur les conditions de glace. Les municipalités fournissent des informations telles que la présence d'embâcle et l'état du couvert de glace. Quant à elle, la Garde-côtière survole les glaces en hélicoptère et fournit des données radar.

Enfin, on utilise aussi les tables des marées pour prévoir la hausse du niveau du fleuve.

Le Waban-Aki est un hydroglisseur utilisé par la Garde côtière canadienne pour briser les couverts de glace et diminuer les risques d'inondation.

Dernière mise à jour : 2006-02-01 10:21

La sécurité civile La trousse d'urgence Les catastrophes naturelles

Réalisation

© Gouvernement du Québec, 2000 -